Comparaison
des manières de travailler entre un traducteur
spécialisé technique et un technicien
spécialisé traduction
- Un technicien s'efforce avant tout de rendre les détails
du texte, la précision. Le mot pin
( « aiguille ») anglais définit
à la fois une goupille et un petit axe, un technicien emploiera
deux mots différent (une goupille n'a pas vocation à
guider un mouvement de pivot). Note : il y aura deux fois goupilles
dans le cas favorable - il n'est pas exclu d'avoir deux fois goupille
- Un technicien emploie la langue telle qu'elle est employée
par les techniciens, et non comme elle devrait être
utilisée - cela m'importe peu de savoir qu'il "FAUDRAIT" dire
comme ceci ou comme cela - si les personnels techniques disent
autrement. Cela a un sens pour eux, c'est à moi de m'y
conformer, pas l'inverse. À moi "d'enfiler leurs vêtements.
- Les documents techniques ne sont pas forcément bien
formulés - ce que je peux comprendre, car il est quand
même largement plus difficile de faire fonctionner une machine,
un programme ou un process (c'est ce que l'on appelle la
tolérance zéro, c’est-à-dire qu'il n'y a pas
d'échappatoire) pour peaufiner (voir s'attarder sur des
détails) lorsque, à la fin (si l'on écrit la
documentation avant, c'est que l'on sait ce qui va marcher - je
travaille par expérience rarement avec des forces divines) on
doit écrire une documentation. Ce n'est pas parce que cette
documentation n'est pas tout à fait rigoureuse (d'un point de
vue linguistique) que son contenu ne l'est pas. Au contraire.
l'équipement se comportera toujours rigoureusement, et il est
important de profiter de la traduction pour effectuer une
synthèse et rendre (éventuellement) la documentation plus
cohérente. Un service additionnel (gratuit qui plus est). Ceci
permettra aussi d'améliorer la cohérence de la
documentation dans la langue de base
- Je n'ai pas fait d'études de traduction, mais j'imagine
que la rédaction y est un argument central - soit parce que
c'est un élément crucial du métier (ce qui est
vrai dans tous les cas); soit parce que, très souvent, les
personnes qui se retrouvent à faire l'apprentissage des langues
sont des littéraires et non des commerciaux (je m'inscrit en
faux contre cette ineptie, voir lien). J'ai en revanche pu faire
l'expérience (très souvent répétée,
hélas) d'être "rejeté" lors de qualifications en
raison d'un style qui ne sonnait pas assez naturel en français -
alors que pour ma part, ce qui me gênait était de devoir
décrire si le moteur était positionné sur le
dessus ou sur le coté sans en avoir une clarification
équivoque .... Je n'ai pas passé la première
phase, le document a été fait dans un style précis
(je ne sais pas jusqu'à quel point les fioritures flatte le
plaisir de la lecture lorsque l'on parle d'un joint en graphite ou de
traitement thermique d'une roue dentée.
- Je pars personnellement du principe que les gens chez le client
(un constructeur d'équipement ou une usine) parlent "mieux que
moi". Ce qui veut dire que je considère que c'est moi qui dois
obtenir du savoir auprès des professionnels - et que quant bien
même ils se parleraient avec les mains - un verrier chinois
communiquera mieux avec les mains qu'un verrier français qu'avec
une personne bardée de compétences linguistiques. Je vois
plus ma fonction comme celle de faire profiter d'une connaissance de la
langue "un peu plus rigoureuse" ainsi que d'une optimisation de la
gestion des ressources. Pouvant travailler de manière plus
efficace et plus précise grâce à certains logiciels
requérant un investissement, une formation et une pratique pour
être utilisé de manière rationnelle
- C'est assez brutal, mais deux constatations, sous forme de
citation :
peu importe d'écrire des conneries, pour peu qu'il n'y ait pas
de faute. Vous construisez des équipements et vous voulez qu'il
soient conforme. Cela ne vous empêche pas de concevoir un produit
pour remplir une fonction, puis de réétudier le projet
sous l'aspect de la conformité pour l'améliorer. Si je
vous disais que je vais concevoir une machine conforme, puis
reconsidérer le projet pour l'améliorer avec la
considération d'une fonction à remplir ...
lorsque l'on y connaît rien en mécanique, on regarde la
peinture. c'est parfois l'impression que j'ai eu lorsque l'on ma
corrigé des textes pour les rendre plus politiques - en laissant
une partie de l'information en route