Comparaison des manières de travailler entre un traducteur spécialisé technique et un technicien spécialisé traduction



  1. Un technicien s'efforce avant tout de rendre les détails du texte, la précision. Le mot pin ( « aiguille ») anglais définit à la fois une goupille et un petit axe, un technicien emploiera deux mots différent (une goupille n'a pas vocation à guider un mouvement de pivot). Note : il y aura deux fois goupilles dans le cas favorable - il n'est pas exclu d'avoir deux fois goupille
  2. Un technicien emploie la langue telle qu'elle est employée par les techniciens, et non comme elle devrait être utilisée - cela m'importe peu de savoir qu'il "FAUDRAIT" dire comme ceci ou comme cela - si les personnels techniques disent autrement. Cela a un sens pour eux, c'est à moi de m'y conformer, pas l'inverse. À moi "d'enfiler leurs vêtements.
  3. Les documents techniques ne sont pas forcément bien formulés - ce que je peux comprendre, car il est quand même largement plus difficile de faire fonctionner une machine, un programme ou un process (c'est ce que l'on appelle la tolérance zéro, c’est-à-dire qu'il n'y a pas d'échappatoire) pour peaufiner (voir s'attarder sur des détails) lorsque, à la fin (si l'on écrit la documentation avant, c'est que l'on sait ce qui va marcher - je  travaille par expérience rarement avec des forces divines) on doit écrire une documentation. Ce n'est pas parce que cette documentation n'est pas tout à fait rigoureuse (d'un point de vue linguistique) que son contenu ne l'est pas. Au contraire. l'équipement se comportera toujours rigoureusement, et il est important de profiter de la traduction pour effectuer une synthèse et rendre (éventuellement) la documentation plus cohérente. Un service additionnel (gratuit qui plus est). Ceci permettra aussi d'améliorer la cohérence de la documentation dans la langue de base
  4. Je n'ai pas fait d'études de traduction, mais j'imagine que la rédaction y est un argument central - soit parce que c'est un élément crucial du métier (ce qui est vrai dans tous les cas); soit parce que, très souvent, les personnes qui se retrouvent à faire l'apprentissage des langues sont des littéraires et non des commerciaux (je m'inscrit en faux contre cette ineptie, voir lien). J'ai en revanche pu faire l'expérience (très souvent répétée, hélas) d'être "rejeté" lors de qualifications en raison d'un style qui ne sonnait pas assez naturel en français - alors que pour ma part, ce qui me gênait était de devoir décrire si le moteur était positionné sur le dessus ou sur le coté sans en avoir une clarification équivoque .... Je n'ai pas passé la première phase, le document a été fait dans un style précis (je ne sais pas jusqu'à quel point les fioritures flatte le plaisir de la lecture lorsque l'on parle d'un joint en graphite ou de traitement thermique d'une roue dentée.
  5. Je pars personnellement du principe que les gens chez le client (un constructeur d'équipement ou une usine) parlent "mieux que moi". Ce qui veut dire que je considère que c'est moi qui dois obtenir du savoir auprès des professionnels - et que quant bien même ils se parleraient avec les mains - un verrier chinois communiquera mieux avec les mains qu'un verrier français qu'avec une personne bardée de compétences linguistiques. Je vois plus ma fonction comme celle de faire profiter d'une connaissance de la langue "un peu plus rigoureuse" ainsi que d'une optimisation de la gestion des ressources. Pouvant travailler de manière plus efficace et plus précise grâce à certains logiciels requérant un investissement, une formation et une pratique pour être utilisé de manière rationnelle
  6. C'est assez brutal, mais deux constatations, sous forme de citation :
    peu importe d'écrire des conneries, pour peu qu'il n'y ait pas de faute. Vous construisez des équipements et vous voulez qu'il soient conforme. Cela ne vous empêche pas de concevoir un produit pour remplir une fonction, puis de réétudier le projet sous l'aspect de la conformité pour l'améliorer. Si je vous disais que je vais concevoir une machine conforme, puis reconsidérer le projet pour l'améliorer avec la considération d'une fonction à remplir ...
    lorsque l'on y connaît rien en mécanique, on regarde la peinture. c'est parfois l'impression que j'ai eu lorsque l'on ma corrigé des textes pour les rendre plus politiques - en laissant une partie de l'information en route